Sélection et dégénérescence de la race arabe

 SOMMAIRE INTRODUCTION : généralités sur le pur-sang Arabe. I Le pur-sang arabe : race internationale 1.1. Historique 1.2. Géographie II L’insémination au service de la sélection 1.1. Les contraintes de sélectivité du berceau de la race 1.2. Aspects génétiques, conséquence sur la population Arabe 2.1.1. l’incidence de l’insémination artificielle sur le progrès génétique 2.1.2. L’incidence de l’insémination artificielle sur la variabilité génétique 2.1.3. Consanguinité Conclusion générale INTRODUCTION : généralités sur le pur-sang Arabe. Pour la plupart des gens, l’Arabe est le cheval par excellence. Il est effectivement certain que, sans lui, l’élevage du cheval de sang eût été impossible. Depuis des siècles, plusieurs races de poneys et de chevaux lourds ont été plus ou moins améliorés par des croisements avec l’Arabe. Elles y ont gagné en mobilité, rapidité, endurance, tempérament, élégance et beauté physique. L’Arabe a joué dans l’amélioration du pur-sang anglais un rôle capital et stimulé l’élevage du cheval de selle. Donc essentiel pour l’amélioration de la race chevaline, l’Arabe est sans conteste le plus beau et le plus racé des équidés. C’est là un heureux hasard, car sur les hauts plateaux de la péninsule Arabique, les Bédouins du Nadj (ou Nedj) qui pratiquèrent pendant des siècles l’élevage de cette race remarquable se préoccupaient avant tout d’accroître la résistance, la puissance, la rapidité, la frugalité et la soumission à la volonté du cavalier. Pour y parvenir, ils procédaient à une sélection impitoyable, à des croisements consanguins et veillaient avec un soin jaloux à la sauvegarde du sang originel. Pour un éleveur, entreprendre une journée de voyage avec une jument pour trouver le reproducteur adéquat était monnaie courante, et les Bédouins du désert connaissaient par cœur la généalogie de leurs chevaux. Si l’origine du cheval Arabe reste incertaine, peintre et gravures montrent que les Assyriens, les Perses et principalement les Egyptiens de l’époque pharaonique montaient déjà des chevaux aux jambes longues, élégants et racés, ce qui laisse supposer que ce type d’équidé léger et rapide n’est pas dû à la sélection et à l’intervention de l’homme, mais le résultat d’une adaptation aux conditions de vie extrêmes du milieu désertique originel. De cette souche primitive procèdent les différentes races et espèces que l’on qualifie globalement d’ » orientales « , dont fait partie le cheval vivant dans les désert de la péninsule arabique. La légende selon laquelle les Arabes pur-sang auraient eu pour ancêtres les cinq juments préférées du Prophète ne repose sur rien. En revanche, il est certain que, par son extraordinaire prescience et par son expérience de l’élevage qu’il a défini et clairement exposé dans le Coran, Mahomet à joué un rôle capital dans l’évolution et l’amélioration delà race arabe. L’expansion de l’Islam Autour du bassin méditerranéen a par ailleurs contribué à répandre le cheval Arabe dans l’Afrique du Nord et dans le Sud-Ouest de l’Europe. Par la suite, ces Arabes d’importation furent recherchés par les marchants, achetés, exportés. Des élevages se créèrent sur tous les continents. Rien qu’aux Etats-Unis, l’effectif est actuellement de 500 000 chevaux de race Arabe dont les ancêtres étaient d’authentiques animaux

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Le Pur-sang arabe

  INTRODUCTION    I.  Évolution II. Les shows  III. La course IV. L’endurance V. autres disciplines INTRODUCTION     Pour la plupart des gens, l’Arabe reste le cheval par excellence. Il est effectivement certain que, sans lui, l’élevage du cheval de sang eût été impossible. Depuis des siècles, plusieurs races de poneys et de chevaux lourds ont été plus ou moins améliorés par des croisements avec l’Arabe. Elles y ont gagné en mobilité, rapidité, endurance, tempérament, élégance et beauté physique. L’Arabe a joué dans l’amélioration du pur-sang anglais un rôle capital et stimulé l’élevage du cheval de selle. Donc essentiel pour l’amélioration de la race chevaline, l’Arabe demeure sans conteste le plus beau et le plus racé des équidés. C’est là un heureux hasard, car sur les hauts plateaux de la péninsule Arabique, les Bédouins du Nadj ( ou Nedj) qui pratiquèrent pendant des siècles l’élevage de cette race remarquable se préoccupaient avant tout d’accroître la résistance, la puissance, la rapidité, la frugalité et la soumission à la volonté du cavalier. Pour y parvenir, ils procédaient à une sélection impitoyable, à des croisements consanguins et veillaient avec un soin jaloux à la sauvegarde du sang originel. Pour un éleveur, entreprendre une journée de voyage avec une jument pour trouver le reproducteur adéquat était monnaie courante, et les Bédouins du désert connaissaient par cœur la généalogie de leurs chevaux. Si l’origine du cheval Arabe reste incertaine, peintre et gravures montrent que les Assyriens, les Perses et principalement les Égyptiens de l’époque pharaonique montaient déjà des chevaux aux jambes longues, élégants et racés, ce qui laisse supposer que ce type d’équidé léger et rapide n’est pas dû à la sélection et à l’intervention de l’homme, mais le résultat d’une adaptation aux conditions de vie extrêmes du milieu désertique originel. De cette souche primitive résultent les différentes races et espèces que l’on qualifie globalement d’« orientales », dont fait partie le cheval vivant dans le désert de la péninsule arabique. La légende selon laquelle les Arabes pur-sang auraient eu pour ancêtres les cinq juments préférées du Prophète ne repose sur rien (source : Le Coran). En revanche, il est certain que, par son extraordinaire prescience et par son expérience de l’élevage qu’il a défini et clairement exposé dans le Coran, Mahomet a joué un rôle capital dans l’évolution et l’amélioration delà race arabe. L’expansion de l’Islam autour du bassin méditerranéen a par ailleurs contribué à répandre le cheval Arabe dans l’Afrique du Nord et dans le Sud-Ouest de l’Europe. Par la suite, ces Arabes d’importation furent recherchés par les marchants, achetés, exportés. Des élevages se créèrent sur tous les continents. Rien qu’aux Etats-Unis, l’effectif s’étend actuellement à 500 000 chevaux de race Arabe dont les ancêtres étaient d’authentiques animaux du désert et qui, de fait, méritent l’appellation de pur-sang Arabes ? Cette race se divise en trois types et fait l’objet d’élevages distincts. Le premier, le Kehailan, apparaît vigoureux, résistant, dur à la fatigue ; le second, le Seglevi, plus féminin, plus élégant, plus fin

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